Les rêveries d'Evreux

Jeudi 14 avril 2016

18h00 : Inauguration du festival

 

19h00 : Quitte à pleurer sur son sort,

autant le faire en rigolant...!
Cie Bonbon

PRIX DU PUBLIC au Festival «Villard de Lans vit l’Art de Rire», PRIX Spécial et PRIX des Jeunes aux «Devos de l’Humour», PRIX DU JURY au Festival «Boeuf Théâtre» d’Antibes, PRIX DU PUBLIC au Festival d’Humour de Vienne.

À la croisée des chemins du théâtre et du music-hall, cette artiste revisite l'oeuvre et la vie de Fréhel, icône à la gouaille légendaire de la chanson des années 30. Avec l'excellent Léon, le Roi de l'accordéon à ses côtés (Didier Buisson), Bonbon se glisse avec bonheur et jubilation dans la peau de la diva réaliste et réussit un numéro de music-hall inoubliable.


«Portrait d'artiste : Bonbon, une « gueule » truculente et décalée. Drôle de dame que cette Bonbon au regard perçant et inquiet, au verbe alerte et caustique. Sur scène, comme dans la vie, sa gouaille et sa répartie font mouche. L'humour est son oxygène, le second degré, sa nature profonde Plus qu'une femme, c'est à un monstre sacré du music-hall que s'attaque Bonbon. Le Music-Hall, c'est justement tout l'univers de Bonbon. Avec Fréhel, les points communs ne manquent pas non plus. Comme elle, elle sait tourner en dérision le tragique de la vie. D'où le nom de son spectacle. Comme elle, elle a le sens du comique, du décalé, de la poésie et de l'émotion. Ces deux-là étaient faites pour se rencontrer dans l'aventure qui les unit : le Music-Hall. Parce que chez Bonbon, tout est plus vrai que nature. Et parce que cette artiste-là, a une et de la « gueule».

(Florence Guilhem) LA VOIX DU MIDI

 

21h00 : Ecrits d'amour

Jean-Claude Falet


Échanges de lettres. Tu m'écris, je te réponds. Des personnages libèrent leur plume ; tous de drôles d'oiseaux plus ou moins recommandables.
Un seul-en-scène bourré d'imagination, de drôlerie et de fantaisie.
On compte de petits bijoux de cynisme qui ne laissent pas insensible. Amoureux transis, passions stériles, misère sexuelle, hypocondriaque ou bigote nymphomane...
Un seul comédien, Jean Claude Falet pour camper 27 personnages féminins et masculins hauts en couleur, avec talent, un vrai grain de folie grâce à une formidable transformation vocale et physique. Il sert un texte ciselé, caustique et grinçant avec une mise en scène surprenante et ingénieuse.
C'est inattendu, toujours cocasse, le plus souvent désopilant. En repensant à cette pièce, on en rit encore. Tout est dit, il faut la voir !

"Falet porte ses personnages avec bienveillance pour donner plus encore de vérité à un auteur qui les accable. La soirée est infiniment savoureuse, Falet prouvant qu'il n'y a pas de malheur à avoir de l'esprit."

GILLES COSTAZ, WEBTHEA


"On compte de petits bijoux de cynisme qui ne laissent pas insensibles! L'humour est bien là."

PARISCOPE

Vendredi 15 avril 2016

 

19h00 : La vraie fiancée
Compagnie L'éternel Eté

Création 2015


La Jeune Fille a perdu sa mère il y a un an, et son père est de retour avec une nouvelle épouse, accompagnée de sa mystérieuse fille.

La Marâtre impose à la Jeune Fille des épreuves impossibles qu’elle parvient à surmonter avec l’aide d’un ange, mais sa belle-mère finit par la chasser. Réfugiée dans la forêt auprès d’un jardinier philosophe qui fait chanter les oiseaux, elle rencontrera l’amour d’un Prince avide d’émotions fortes. Mais la Marâtre assoiffée de pouvoir croise la route du Prince et l’ensorcelle pour qu’il épouse sa fille…

Avec cette nouvelle création, la troupe de L’Éternel Été ajoute la poésie à l’humour en entrant dans le monde merveilleux et cruel de ce conte de Grimm revu par Olivier Py. Le spectacle est toujours emporté par la même énergie de troupe, en musique et en chansons, avec la volonté intacte de parler à tous les âges.


la compagnie L’Éternel Été mêle chansons enhardies et humour hautement malicieux, commedia enivrante et théâtralité inventive. C’est beau, c’est drôle, c’est émouvant. Quelle claque!

LA PROVENCE

 

21h00 : Eloge de la pifométrie
Luc Chareyron

Se dire qu' " Il y a belle Lurette que le dernier bus est passé, qu'il va falloir marcher une sacrée trotte sous cette pluie de tous les diables pour se rendre chez soi à perpette ... ", c'est parfaitement clair pour tous ! Une montre, un décamètre ou une carte ne nous renseigneraient pas davantage. Joyeuse digression sur le thème de l'à-peu-près, hilarante fantaisie sur les trésors de notre langue dans le domaine de l'imprécision ; l'hypothèse enfin confirmée selon laquelle l'approximation et le flou sont les plus sûrs moyens de parvenir à l'exactitude!...


L’idée est magnifique ! Faire d’un chouïa, d’une belle lurette ou d’une roupie de sansonnet, une unité de valeur pifométrique qui se démontre et s’analyse à coup d’équations mathématiques relève de la poésie pure. Le texte est un chef-d’oeuvre d’humour décalé dont on peut même parfois perdre quelques truculences tant il est foisonnant. En tant qu’acteur, il est absolument parfait, on ne plus crédible en professeur cravaté, un poil guindé, mais passionné par sa matière...

Stéphanie Richard Théâtre online.com


«On sent qu’il tient son sujet...! ...Un spectacle où l’on rit vraiment d’un humour fin... Les portes d’entrées sont nombreuses et jamais vulgaires... Excellent !»

Mathieu Vidard La tête au carré France Inter

Samedi 16 avril 2016

15h30 : Incognito
Magik Fabrik

Tout public / Jeune public à partir de 5 ans

Création 2014

c’est deux imbéciles
ils sont sales ils n’ont rien
ils regardent passer le monde avec leurs yeux de traviole
ils sont là incognitos
et comme vous aussi vous êtes là ils vont en profiter
ils vont s’amuser avec quelques vieilles boîtes, quelques bouts de ficelle et quelques gamins si y’en a qui traînent
ronchons et rigolards, idiots mais malins
ils se moquent de l’autorité et des convenances et s’amusent à casser l’insupportable monotonie du monde


Co-production et partenariat : Région Haute Normandie, DRAC Haute Normandie, Ville de Rouen

Les comédiens de la troupe Magik Fabrik, Alice Wood et Romain Ozenne ne sont pas passés « incognito » jeudi et vendredi dernier dans le bocage. Leur spectacle a fait l’unanimité auprès de 350 élèves de Domfront, Passais, Saint-Mars-d’Egrenne et Ceaucé et des 80 personnes présentes à la représentation tout public de vendredi soir. Mêlant le théâtre corporel, le théâtre d’objet, la musique, les deux clowns ont ravi leur public bien souvent pris à parti et invité à les rejoindre sur scène.

Le publicateur libre

 

19h00 : Dau et Catella

et non pas le contraire

L’un est psychorigide, l’autre est amnésique.
L’un est attaché aux conventions théâtrales, l’autre n’a plus aucune limite.
L’un veut arriver à la fin du spectacle, l’autre ne sait même plus qu’il joue dans un spectacle.
L’un doit tout réapprendre à l’autre : le geste, le verbe et les règles du jeu.
L’un et l’autre, au milieu d’une scène nue, s’enfoncent dans les profondeurs abyssales du théâtre de l’absurde où le rire des spectateurs est le seul lien avec le réel…


Rebondissant de jeux de mots en humour absurde, ces adeptes du non-sens se livrent à une joute verbale des plus jouissives.

Télérama


Le grand mérite de ces deux zigotos est de concilier humour haut de gamme et humour populaire.

Le Parisien


Ces deux artistes forment un sacré duo qui nous
enchante régulièrement au gré de leurs fantastiques spectacles. On en redemande !
PARISCOPE

 

21h00 : Le frichti de Fatou
Faïza Kaddour

Depuis son bled en Algérie jusqu'à Paris, entre la tradition et les combats du planning familial, Fatou raconte sa vie, de son enfance à l’âge adulte autour de la question qui l’intrigue:


« Comment on fait les enfants ? »

Élevée pour être une parfaite ménagère, Fatou cherche sa réponse sous forme d’une recette dont les ingrédients se trouvent être toutes les situations de sa vie.

Insoumise, naïve, têtue, Fatou chemine pieds nus, se blesse, tombe, se redresse, sans jamais se plaindre ni perdre son sens de l’humour qui la pro-pulse toujours un peu plus loin sur le chemin de la connaissance accompagnée de sa conscience incarnée par une musicienne violoncelliste - contre-bassiste.

Comment construire une identité quand les ingrédients de nos vies proviennent de différentes cultures ?...

Un hymne à l'émancipation de la femme, à la connaissance et à la tolérance, plein de saveurs.

«Le Frichti de Fatou a reçu le soutien du Conseil Régional d’Aquitaine, du Ministère de la Recherche, du Conseil Général de Gironde et de l’OARA et l’Aide à la création du Centre national du Théâtre. Production : Tombés du Ciel.»


Plein de lettres, plein de lettres… pour nous conseiller d’aller voir « Le Frichti de Fatou » avec la comédienne Faïza Kaddour qui raconte l’histoire d’une adolescente en Algérie au Bled jusqu’à son arrivée rocambolesque en France... Armelle [Héliot] vous pouvez nous le conseiller ? – Ah oui… Je l’ai vu à Avignon il y a deux étés... et c’est formidable, elle est formidable la fille qui joue, le texte est très drôle, et on goûte au frichti de Fatou à la fin. »

Jérome Garcin, Armelle Héliot – Le Masque et la Plume, France Inter – Dimanche 8 mai 2011.